EDITORIAUX PRECEDENTS – L’ASTHME

L’ASTHME :

Il peut toucher tous les âges. Lors de la crise, le patient a l’impression d’étouffer, il s’angoisse, il a l’impression qu’il n’arrive plus à expirer l’air prisonnier dans les poumons. On estime que 5 à 10 pour cent de la population des pays industrialisés souffrent d’asthme plus d’un quart sont des enfants et adolescents. Chez les enfants, il peut y avoir guérison spontanée parfois à la puberté. L’asthme peut réapparaître à la cinquantaine lorsqu’il y a une perte d’énergie vitale. Les causes en sont très diverses :

  • Allergiques (asthme saisonnier)
  • des causes digestives, 80 pour cent des asthmatiques digèrent mal les protéines à cause d’un manque d’acide chlorhydrique au niveau gastrique, d’où le franchissement de la paroi intestinale, suivi d’une alerte du système immunitaire
  • (par exemple une respiration sifflante) . De nombreuses études indiquent que le taux de glutathion (anti-oxydant très présent dans les poumons) est à un taux très faible chez les asthmatiques.
  • Infectieuses : surtout chez le jeune enfant (infections pulmonaires, coqueluche), parfois les crises se rapprochent de plus en plus avec, en parallèle, une infection broncho-pulmonaire.
  • Perturbations psycho-affectives :qui interfèrent avec les deux premières. Il est d’ailleurs difficile de faire la part des choses (ex : chocs affectifs : « cela m’a coupé le souffle »). Ce déséquilibre neuro-végétatif peut se traduire par une difficulté à l’expiration, au relâchement. De ce fait, une hyperventilation se met en place, l’asthmatique consommant 5 à 10 litres d’air par minute hors crise et 10 à 20 litres par minute pendant la crise, alors qu’une personne qui n’est pas asthmatique respire environ 3 à 4 litres d’air par minute.Selon le Docteur BUTEYKO (médecin russe), une quantité minimum de C02 dans les poumons est nécessaire afin que l’oxygène soit utilisé correctement. En effet, selon lui cette hyperventilation chronique est un mécanisme de défense qui vise à empêcher la baisse du C02 dans les poumons.
  • Valeur symbolique: il est donc important d’expirer / inspirer, c’est-à-dire : donner-recevoir, vider les poumons pour pouvoir les remplir d’air neuf. L’asthmatique garde l’air vicié et l’échange ne se fait plus, les poumons sont distendus. Il faut se répéter la phrase « je prends, je donne » j’inspire, j’expire.

Quand à l’enfant, il est très important de l’accompagner lors de ces crises. En effet, en lui apportant le calme et le réconfort, en ne cédant pas à la panique, il pourra puiser le calme et la relaxation nécessaire à la décontraction et il arrive parfois que les crises cessent d’elles-mêmes.

Seul le médecin pourra déterminer le traitement à mettre en place.

Quelques conseils peuvent néanmoins aider à libérer les tensions psychiques afin d’espacer au maximum les crises et ainsi parvenir à maintenir une fonction pulmonaire normale. Il est donc conseillé de recourir à :

  • un sport de plein air
  • la relaxation, le yoga par exemple permet d’apprendre la respiration abdominale.
  • Des entretiens psychologiques : les enfants asthmatiques étant souvent hypersensibles, cela peut les aider à résoudre leurs conflits.
  • Un médecin pour mettre en place un traitement à base de broncho dilatateurs.
  • Des inhalations d’huiles essentielles : lavande, romarin, niaouli (vaporisation par diffuseur).

Des massages de la colonne vertébrale, de la plante des pieds (points de Knapp) et du plexus solaire en utilisant une préparation à base d’huile végétale (huile d’amande douce pour les enfants et huile de tournesol pour les adultes) et d’huiles essentielles. En cas de bronchite asthmatiforme, il est préférable d’utiliser les huiles suivantes :

Huile essentielle de rosmarinus officinal verbénone

H.E. Citrus reticulata (mandarine).

H.E. Niaouli (voir notre article).

L’huile essentielle de mandarine est très douce et relaxante pour l ‘enfant, mais il faut respecter les doses, en sachant aussi qu’il peut y avoir une allergie au limonène, un composant que contient la mandarine de 65 à 94 pour cent).

Les plantes amies : la réglisse (pectorale) et antihistaminique ;

le fumeterre en cas d’asthme allergique ;

le thym tonique des surrénales ;

le chardon-marie détoxifiant du foie ;

l’astragale qui améliore l’action du système
immunitaire

l’échinacéa qui stimule les défenses immunitaires lors d’agression bactériennes et virales (anti-allergénique).

Les fruits et légumes amis : l’ail, l’avocat, le brocoli, l’asperge, le pamplemousse frais,

l’oignon, le pissenlit, le chou (riche en soufre).

En homéopathie : Santa Herba , un composé complexe, permet de faire passer de nombreuses crises mais ne traite pas le fond. Pour cela, consulter un médecin homéopathe.

L ‘élixir floral recommandé : RHODODENDRON, qui facilite la libération des émotions retenues dans le thorax et convient bien aux enfants mélancoliques qui ont du mal à exhaler.

Le Docteur BUTEYKO indique que certains mouvements comme se pincer le nez en faisant oui de la tête et en bloquant l’air dans les poumons, permettent quelquefois de faire cesser les crises. Voir le site WWW.buteyko.com

Enfin, référerons-nous aux anciens : Hildegarde de BINGEN conseillait pour l’asthme …..le cumin :

« Le cumin a une chaleur modérée et il est sec. Pour l’homme qui souffre d’asthme il est bénéfique, utile et sain, quelle que soit la façon dont il le mangera. Mais il est nuisible pour celui qui souffre du coeur s’il le mange, car il ne réchauffe pas complètement le coeur qui doit toujours être chaud. Celui qui se porte bien peut le manger, car il lui donne un esprit clair, et à celui qui est trop chaud il donne une chaleur douce. Il nuit cependant à celui qui le mange lorsqu’il est malade parce qu’il avive la maladie en lui, sauf chez celui qui souffre des poumons. Un homme qui veut manger du fromage cuit ou rôti saupoudrera ce fromage de cumin, puis il le mangera. »

Voici enfin la recette d’une tisane expectorante :

faire un mélange de tussilage, plantain, guimauve, réglisse et bouillon blanc.

Lors d’une bronchite, pour soulager et faire disparaître le catarrhe, pensez au cataplasme de graines de lin, qui apporte rapidement un soulagement.

Comment confectionner un cataplasme de graines de lin :


Réduire en poudre des graines de lin (par exemple avec un moulin à café) puis les faire chauffer dans une casserole avec de l’eau, en remuant constamment. Une fois que la préparation a pris un aspect pâteux, la mettre dans un linge en l’étalant bien et poser ce cataplasme sur les bronches.

ATTENTION !

LE CATAPLASME DOIT ETRE CHAUD MAIS NON BOUILLANT. UNE ATTENTION TOUTE PARTICULIERE DOIT ETRE PORTEE AUX ENFANTS. N’UTILISEZ PAS DE FOUR À MICRO ONDES ET VERIFIEZ LA CHALEUR DU CATAPLASME AVANT LA MISE EN PLACE !

* Annexe : les plantes utiles :

Les plantes expectorantes :

Le bouillon blanc

La réglisse

Le fenouil

Les plantes antiseptiques:

Les bourgeons de pin

Le thym

La sarriette

Plantes adoucissantes :

La guimauve

Le tussilage



Les plantes antispasmodiques :

Le plantain

Le coquelicot

L’aspérule odorante